Anxiété et expatriation : quand l'éloignement fragilise
Partir vivre à l'étranger est souvent un projet choisi, réfléchi, parfois longtemps attendu. C'est pourquoi beaucoup d'expatriés sont surpris, voire culpabilisent, lorsque l'anxiété s'installe quelques mois après l'arrivée. « J'ai tout pour être bien, alors pourquoi je me sens comme ça ? » est une phrase que j'entends très souvent en séance.
Pourquoi l'expatriation peut réveiller l'anxiété
L'expatriation retire d'un coup une grande partie de ce qui nous stabilisait sans que nous en ayons conscience : la langue maternelle au quotidien, les repères administratifs, le réseau d'amis, la famille à quelques heures de route, les habitudes. Le cerveau doit tout réapprendre en même temps, et cette vigilance permanente finit par fatiguer.
À cela s'ajoutent souvent des pressions spécifiques : un nouveau poste à réussir, un conjoint qui a suivi et qui cherche sa place, des enfants à accompagner dans un nouveau système scolaire, et parfois la distance avec un parent qui vieillit en France.
Les signes qui doivent alerter
Des ruminations le soir ou au réveil, souvent tournées vers « et si… ».
Des troubles du sommeil qui durent plus de quelques semaines.
Des tensions physiques : oppression, palpitations, maux de ventre, fatigue inexpliquée.
Une tendance à éviter les situations sociales ou administratives dans la langue locale.
L'impression de ne plus être soi-même, d'être « à côté » de sa vie.
Aucun de ces signes n'est une faiblesse. Ce sont des réactions compréhensibles à un changement de vie important. Mais lorsqu'ils s'installent, il est utile d'en parler à un professionnel plutôt que d'attendre que cela passe.
Pourquoi consulter en français, même à l'étranger
Parler de ce que l'on ressent demande de la nuance. Même chez les personnes très à l'aise dans une langue étrangère, les émotions se disent plus justement dans la langue maternelle. Consulter en français permet aussi d'être compris dans ses références culturelles, sans avoir à tout expliquer.
La visioconférence rend cela possible où que vous soyez. Je reçois en ligne des francophones installés en Europe, en Amérique du Nord, en Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient.
Ce que peuvent apporter les thérapies brèves
Les approches que je pratique, l'EMDR, l'hypnose ericksonienne et la PNL, sont des thérapies brèves : elles visent des changements concrets en un nombre de séances limité, plutôt qu'un travail sur des années. Pour l'anxiété liée à l'expatriation, elles permettent notamment de :
Apaiser la réaction de stress du corps et retrouver un sommeil de meilleure qualité.
Traiter les événements difficiles qui entretiennent l'anxiété (un départ douloureux, une situation vécue sur place).
Retrouver des ressources et une sécurité intérieure qui ne dépendent pas du lieu où l'on vit.
Chaque accompagnement commence par un premier échange pour comprendre votre situation et définir ensemble des objectifs réalistes.
En pratique
Les séances durent 45 minutes et ont lieu en visioconférence, en français, à un horaire compatible avec votre fuseau horaire. Le tarif est de 80 € la séance. Vous pouvez me contacter depuis la page d'accueil du site pour poser vos questions ou prendre rendez-vous.
En cas de détresse importante ou d'idées suicidaires, contactez sans attendre les services d'urgence du pays où vous vous trouvez. Un accompagnement en visio ne remplace pas une prise en charge d'urgence.
Sylvain Solfrini, praticien en thérapies brèves (EMDR, hypnose ericksonienne, PNL), formateur à l'Institut Epsylone.